Ce que Kinga Głyk peut t'apprendre si tu stagnes à la basse
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Ce que Kinga Głyk peut t'apprendre si tu stagnes à la basse

Kinga Głyk joue en groupe depuis ses 12 ans. Pas dans un cours. Sur scène. Voilà ce que la plupart des ressources sur elle ne te disent pas.

Qui est Kinga Głyk ?

Kinga Głyk est née en 1997 à Rydułtowy, en Pologne. Elle commence la basse à onze ans, contre l'avis de son père, le percussionniste Irek Głyk. À douze ans, elle rejoint le groupe familial Głyk P.I.K. avec son père et son frère Patryk à la batterie, avec qui elle fait ses premiers concerts.

Pas un cours de groupe. Pas une appli. Une vraie scène.

À 18 ans, elle enregistre son premier album, Rejestracja, sous son propre nom, et part en tournée sur une centaine de dates, notamment au Stuttgart Festival Jazz Open et au Festival de jazz de Saint-Moritz.

L'industrie musicale polonaise la vote Jazz Bassist of the Year et Discovery of the Year.

En 2016, sa reprise du "Tears in Heaven" de Clapton devient virale, atteint rapidement 600 000 vues YouTube et 20 millions de likes sur le Facebook de Bass Players United.

La suite est une montée constante. Elle signe chez Warner Music pour Dream en 2017, avec un groupe incluant le saxophoniste Tim Garland et le batteur Gregory Hutchinson. En 2024, elle sort son cinquième album, Real Life, enregistré dans le studio de Michael League de Snarky Puppy, dans un style jazz pop, R&B et funk.

Pourquoi a-t-elle progressé aussi vite ?

A-t-elle un talent inné hors norme ?

Possible. Mais ce n'est pas ça qui explique la trajectoire.

Kinga Głyk a commencé dans un contexte très spécifique : une famille de musiciens, un père percussionniste, un frère batteur. Elle a étudié l'instrument à la maison avec son père et également en suivant des cours avec des professeurs particuliers.

Deux choses en parallèle. Pas l'une ou l'autre. Les deux.

Structure + contexte réel. Dès le départ.

Quel est son rapport à la technique ?

Elle utilise bien sûr le slap, mais aussi le palm mute, et peu d'effets : une pédale chorus Aguilar et un octaver EBS. Inspirée par Marcus Miller, Stanley Clarke et Jaco Pastorius, elle utilise régulièrement le slap et le jeu mélodique sur sa Fender Jazz Bass.

Mais écoute ce qu'elle dit elle-même.

"Quand j'étais enfant, je m'intéressais à la basse car elle me donnait une voix inhabituellement puissante. Ses sonorités sont devenues mon propre langage."

Pas la technique. Un langage. Une voix.

C'est une distinction que la plupart des bassistes autodidactes ne font jamais. Ils cherchent des techniques à maîtriser. Elle cherchait quelque chose à dire.

Comment a-t-elle construit sa musicalité ?

Avec une virtuosité et une nonchalance inégalées, elle laisse sa basse raconter des histoires. Sensible et pénétrante, riche en nuances et en groove, elle provoque des sensations.

Ce n'est pas un résultat d'accumulation. C'est un résultat de direction.

Pour l'album Feelings, elle explique : "Contrairement à mon album précédent Dream, je n'ai pas simplement improvisé en studio avec mon groupe. Avant de commencer l'enregistrement, j'ai travaillé mes compositions de façon plus approfondie."

Elle avait une intention claire. Pas juste de l'enthousiasme.

Ce que son parcours révèle sur ta propre stagnation

Pourquoi regarder des vidéos de Kinga Głyk ne t'aidera pas vraiment ?

Tu peux passer des heures sur ses performances YouTube. Tu vas être impressionné. Tu vas noter des techniques. Et dans trois semaines, tu joueras exactement les mêmes choses qu'aujourd'hui.

Pas parce que tu manques de talent. Parce que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.

Kinga n'a pas progressé en regardant des bassistes jouer. Elle a progressé en jouant avec des musiciens. En vrai. Dès 12 ans.

Quel est le vrai enseignement de sa trajectoire ?

Elle combine deux éléments que la plupart des autodidactes séparent :

  1. Un cadre structuré, des cours avec des professeurs réels, une famille musicienne qui corrige.
  2. Une application immédiate en contexte de groupe, avec la pression et la joie que ça implique.

Toi, tu fais probablement l'un sans l'autre.

Tu regardes des vidéos, tu travailles seul, tu accumules. Mais personne ne voit ton jeu. Personne ne te dit ce qui bloque. Et tu ne joues pas assez avec d'autres pour que ta musicalité s'enclenche vraiment.

Est-ce que son niveau est atteignable pour un autodidacte de 35 ou 40 ans ?

La question n'est pas celle-là.

La question, c'est : est-ce que tu construis sur des fondations claires, ou est-ce que tu empiles depuis des années sur un sol instable ?

Kinga Głyk a commencé à 11 ans dans un cadre. Pas seule devant YouTube. Ses progrès ne s'expliquent pas par le talent ou l'âge de départ. Ils s'expliquent par la structure, le regard extérieur et l'application en contexte réel. Ces trois choses-là, tu peux les avoir à 40 ans.

Bref.

Questions fréquentes

Kinga Głyk est-elle autodidacte ?

Non, pas entièrement. Elle a étudié avec son père et avec des professeurs particuliers, tout en évoluant dans un contexte familial de musiciens professionnels. C'est une combinaison de transmission directe et de pratique en conditions réelles, pas un apprentissage solitaire sur internet.

Quels bassistes ont influencé Kinga Głyk ?

Elle cite Marcus Miller, Stanley Clarke et Jaco Pastorius comme influences principales. Des bassistes qui ont tous en commun de traiter la basse comme un instrument mélodique et expressif, pas seulement comme un soutien rythmique.

Peut-on apprendre à jouer comme Kinga Głyk à l'oreille en regardant ses vidéos ?

Tu peux apprendre ses lignes. Reproduire ses patterns. Imiter son slap. Mais son groove, sa façon de tenir un espace dans un groupe, sa musicalité, ça ne s'apprend pas en regardant. Ça s'apprend en jouant avec d'autres, avec un cadre, avec un regard extérieur sur ton jeu.

Quel est l'instrument de Kinga Głyk ?

Elle joue sur une Fender Jazz Bass 4 cordes de 2001. Elle possède également une Greco, aux sonorités plus rondes. Pour l'amplification, elle utilise régulièrement des amplis Aguilar.

Pourquoi les bassistes autodidactes stagnent-ils malgré des années de pratique ?

Pas par manque de travail. Par manque de structure. Regarder des vidéos de Kinga Głyk ou de n'importe quel autre virtuose, c'est accumuler des informations sans construire de fondations. Ce qui débloque, c'est un cadre clair, un regard extérieur sur ton jeu réel, et une application en contexte musical vrai.

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