Paul Turner : bassiste solide et crédible

Parcours de Paul Turner, bassiste de Jamiroquai : groove, mentalité, son et leçons concrètes pour progresser à la basse.

Quand on parle de Paul Turner, on pense immédiatement à Jamiroquai, au groove massif, au son clair et à cette impression de solidité absolue.

Mais le parcours de Paul Turner est bien plus intéressant que ça.

Ce n'est pas l'histoire d'un musicien "arrivé par hasard". C'est celle d'un bassiste qui a gagné sa place, parfois dans la douleur, en développant :

  • un sens du groove irréprochable
  • une identité sonore claire
  • et surtout une mentalité de musicien pro

Un parcours dont n'importe quel bassiste intermédiaire peut tirer des leçons concrètes.


Rejoindre Jamiroquai : un test grandeur nature

Quand Paul Turner rejoint Jamiroquai en 2005, ce n'est pas une formalité.

Il arrive dans un groupe au public ultra passionné, attaché à une identité sonore forte, et peu indulgent avec les "nouveaux".

Sur les premières dates de la tournée Dynamite, il subit une pression énorme. Lors d'un concert dans un amphithéâtre romain en Croatie, il se fait même littéralement jeter des petits cailloux par le public.

Pas par haine gratuite. Mais parce que, dans ce contexte, la place de bassiste se mérite sur scène.

Cette pression rejoint celle qu'a connue lors de ses débuts : jouer tous les soirs pour des publics différents forge une capacité à faire tenir la musique dans le temps, une compétence que peu de méthodes enseignent réellement.

👉 Leçon n°1
Être bon techniquement ne suffit pas.
Un groove doit convaincre physiquement, en live.


Gagner la confiance du groupe… et du public

Ce qui fait la différence à ce moment-là, ce n'est pas l'ego.

Paul Turner continue. Il joue. Il encaisse. Il fait le job.

Et surtout, Jay Kay et les autres membres du groupe lui envoient un message clair :

"C'est ton gig."

Cette reconnaissance interne change tout. À partir de là, Paul peut s'installer, s'exprimer et construire sa place sur la durée.

Cette approche rejoint celle de , son prédécesseur chez Jamiroquai : le bassiste n'est pas là pour briller, mais pour garder les choses simples et faire tourner le groove. Les deux bassistes partagent cette même philosophie au service de la musique.

👉 Leçon n°2
Un bassiste pro ne cherche pas à briller.
Il cherche à servir la musique au point de devenir indispensable.


Un parcours construit, pas un coup de chance

Avant Jamiroquai, Paul Turner n'est pas un inconnu… mais il n'est pas une star non plus.

Son parcours est celui de beaucoup de vrais musiciens pro :

  • débuts très jeunes
  • groupes locaux
  • clubs, pubs, tournées ingrates
  • puis travail avec des artistes soul, R&B et funk

Il joue notamment avec Annie Lennox, Omar, des formations jazz-funk, et développe une énorme culture du groove.

Cette polyvalence rejoint l'approche de , qui s'est également nourri de multiples influences (jazz, soul, funk, musique latine) pour forger son groove unique. C'est exactement ce que signifie : enrichir son vocabulaire par la diversité des styles.

👉 Leçon n°3
La polyvalence stylistique n'est pas un luxe.
C'est une assurance carrière.

Et pour développer cette polyvalence efficacement, même avec peu de temps, .


Le groove avant la démonstration

Ce qui frappe chez Paul Turner, ce n'est jamais la démonstration technique.

C'est :

  • la stabilité rythmique
  • la lisibilité des notes
  • la capacité à faire groover un morceau sans jamais le surcharger

Sur des titres comme Runaway, ses lignes sont presque loop-like : simples en apparence, mais extrêmement exigeantes en placement et en constance.

Cette philosophie est exactement celle de , qui répète sans cesse : "The one thing you absolutely can't skip on is developing great time." Le time est non négociable, la virtuosité vient après.

👉 Leçon n°4
Un groove efficace est souvent plus difficile qu'un plan complexe.
Parce qu'il ne pardonne rien.


Son, dynamique et responsabilité du bassiste

Paul Turner insiste beaucoup sur un point souvent négligé : le bassiste est responsable du son qu'il envoie.

Son obsession n'est pas l'effet spectaculaire, mais :

  • la réponse dynamique
  • la clarté des notes
  • un son qui laisse de la place dans le mix

Il privilégie des instruments et des réglages qui lui permettent de :

  • jouer sans compression excessive
  • garder une grande palette de nuances
  • inspirer les ingénieurs façade plutôt que leur compliquer la vie

Cette recherche d'un son personnel et organique est au cœur de tout bassiste mature. et sortir de la reproduction mécanique pour créer ton identité musicale.

👉 Leçon n°5
Un bon son de basse, c'est un son facile à mixer, pas juste flatteur en solo.


Modernité sans perdre l'âme

Sur les albums récents de Jamiroquai, le groupe cherche un son plus contemporain : plus synthétique, plus électronique par moments.

Mais Paul Turner reste fidèle à une idée forte :

Même quand ça sonne "machine", ce sont des musiciens qui jouent.

Il utilise pédales, fuzz, textures, parfois des solutions proches du synthé… mais toujours avec une approche de bassiste, pas de programmeur.

Cette capacité à évoluer stylistiquement tout en gardant son identité rejoint l'approche de , qui intègre aussi bien le punk que le funk, le jazz que l'électronique, sans jamais perdre sa signature sonore.

👉 Leçon n°6
La modernité n'est pas une question d'outils.
C'est une intention musicale.


Ce que les bassistes intermédiaires peuvent apprendre de Paul Turner

Le parcours de Paul Turner rappelle une vérité essentielle :

👉 Le niveau pro n'est pas une question de vitesse ou de virtuosité.

C'est la capacité à :

  • tenir un groove sans faiblir
  • s'adapter à des contextes exigeants
  • gérer la pression
  • produire un son fiable, lisible et musical
  • et inspirer confiance aux autres musiciens

Exactement ce qui permet de jouer dans n'importe quel groupe, sans tricher.

Pour développer cette solidité technique et rythmique, commence par : cette approche te donnera la confiance nécessaire pour naviguer sur tout le manche avec la même fluidité que Paul Turner.

Et pour structurer ton développement, : même 30 minutes par jour de pratique ciblée peuvent transformer ton jeu.


Résumé

  • La place de bassiste se gagne sur scène, pas sur le papier
  • Le groove est une responsabilité physique et collective
  • La polyvalence stylistique est un levier de longévité
  • Un bon son est un son qui sert le mix
  • La modernité doit rester au service de la musique

Pour intégrer ces principes dans ta pratique, .


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